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Résumé de l’épisode précédent
Un an après avoir fait part de son « rêve » de jouer à Mestalla, Rafaël Van Der Vaart voyait son vœu s’exauçait… sous les couleurs de son club de « cœur » (et celui de sa grand-mère) ! [1] Le foot est parfois fait de ces histoires magnifiques que Walt Disney aurait aimé produire.
Cet aller de la super coupe d’Espagne revêt tout d’abord l’habit de lumière d’un match de gala avec l’entrée triomphale de David Villa et Iker Casillas présentant le trophée du Championnat d’Europe des Nations à un public aux anges…
Mais ce match fut aussi un vrai match de compétition : après une 1ère mi-temps rugueuse avec beaucoup de contacts, de duels, de fautes, et donc un jeu haché, la 2ème période fut enthousiasmante avec une complicité remarquée entre Silva et Mata côté valencien et une entrée tonitruante d’Arjen Robben.
Faits saillants et observations :
- Les défenses ont montré leurs limites, en l’absence de leurs leaders (Marchena et Pepe, en attendant le retour de Cannavaro).
- Ruben de la Red possède un énorme volume de jeu et fait parfaitement le lien entre l’attaque et la défense ; un joueur précieux, tant l’équipe madrilène a paru coupée en deux parfois (voir la Revue d’Effectif d’Alex Muiz).
- Silva, Mata et Villa… un régal pour tout amateur de foot.
- Rud Van Nistelroy a marqué deux buts, mais ce n’est même plus une information pour Marca…
- La stat’ de W9 : « Le but de Mata est un évènement puisque c’est tout simplement le premier but qu’a encaissé Iker Casillas depuis la séance de tirs au but face à l’Italie »… soit une invincibilité de 2 matchs !
Pour plus d’informations, lire les analyses de nos pigistes (ci-dessous et dans la rubrique Revues d’Effectifs). Voir le résumé vidéo de chaque mi-temps à la fin de l’article.
Real Madrid vu par Alex Muiz
3 buts à 2. C’est le score sur lequel Valence a remporté la finale aller de la Supercoupe d’Espagne la semaine dernière. C’est aussi le score sur lequel Valence s’est imposé au stade Santiago Bernabeu pour le compte de la 29ème journée de la Liga cru 2007/2008. Le 23 mars dernier, menacé de relégation et en pleine crise collective et individuelle, le Valencia CF s’en était alors remis à la grâce de David Villa auteur d’un doublé, avant qu’Arizmendi ne vienne inscrire un 3ème but en toute fin de match. Les Madrilènes auront donc deux bonnes raisons (au moins) de se montrer déterminés lors du match de dimanche.
Qui a volé les Oranje ?
Privés de Sneijder, le Real Madrid comptera néanmoins sur ses Oranje : Van Nistlerooy a inscrit un doublé lors du match aller et Robben a fait une entrée remarquée (comme souvent…). Van der Vaart voudra prouver qu’il a sa place au milieu de l’armada offensive madrilène et Drenthe pourrait entrer en jeu. On souhaite au Real que cette colonie orange lui offre les mêmes résultats que celle du FC Barcelone en son temps : le club catalan a été champion en 1998-1999 avec dans ses rangs Kluivert et les frères De Boer, coachés par Luis Van Gaal.
Une équipe stable
La force du Real Madrid réside cette année, comme la précédente, dans la stabilité du club et de son effectif. Le match aller l’a prouvé, le onze-type est quasi semblable à celui de la saison dernière – Van der Vaart devra se faire une place, Ruben de la Red (de retour de prêt) connaît déjà les lieux – et le jeu madrilène se remettra vite en place. Le club peut compter sur des individualités en forme comme Robben et Van Nistlerooy mais aussi sur l’élan et la confiance de ses champions d’Europe : Casillas, Sergio Ramos et De La Red.
Valencia Club de Futbol vu par Didier Rousté
Silva, Mata, Villa et les autres
Excusez-moi d’insister ainsi mais après avoir assisté à ce match, on ne peut que retenir ce trio. Pourront-ils rééditer leur performance ? Villa et Silva sans doute, Mata c’est moins sûr… Mais les talents naissants ou confirmés ne manquent pas au club Ché.
Miguel et Moretti ont fait un bon match. Baraja et Albelda ont produit un match sérieux. Mais le souci se situe dans une défense sans patron… Unai pourrait s’appuyer sur Helguera, mais l’ancien patron de la défense merengue a perdu de sa superbe.
La saison de la rédemption
Un observateur éloigné a du mal à comprendre pourquoi un club habitué aux premiers rôles en Liga, et en Ligue des Champions au début des années 2000, a pu frôler la descente. Un spectateur du match aller de super coupe ne peut lui fournir la réponse, si ce n’est l’erreur stratégique d’avoir confié les destinées du club à Ronald Koeman (qui a suivi la stratégie managériale déposée Lacombe, voir la Revue d’Effectif).
La victoire en Coupe du Roi a finalement donné du baume au cœur des supporters mais c’est en championnat qu’ils veulent voire leur équipe en haut de l’affiche !
Cette saison, le FC Valence possède un effectif dont la qualité est illustrée par le nombre d’internationaux (anciens ou actuels) : quinze, sans compter les espoirs qui ont fréquenté les sélections de jeunes. Ce groupe est en quête de rachat au niveau collectif suite à une piètre saison, mais aussi au niveau individuel pour certains. Avec l’apport de leurs Champions d’Europe, les Valenciens pourrait être portés vers les succès… si les difficultés financières ne sabordent pas la réussite sportive.
Pronostic
Alex Muiz : 3-1
La défense madrilène va se reprendre et prêtera une attention toute particulière à ce match afin d’effacer les 6 buts encaissés lors des deux dernières confrontations face aux Valenciens. Le collectif mis en place et le talent individuel des joueurs offensifs permettra au club de remporter la supercoupe d’Espagne après laquelle il court depuis 2003.
Didier Rousté : 2-1
Difficile de faire un pronostic tant les deux équipes ont paru proches à l’aller, prenant tour à tour l’ascendant. Quoiqu’il en soit, l’opposition entre ces deux équipes offensives promet du spectacle, d’autant plus que la super coupe revêt une réelle importance en Espagne (rien à voir avec le match de gala estival de l’OL). Le retour de suspension de Pepe pourrait être décisif alors que la défense de Valence sera toujours orpheline de Carlos Marchena.
[1] Engageant un bras de fer avec Hambourg l’été dernier, le milieu néerlandais avait déclaré que jouer à Valence représentait un « rêve » pour lui. Cette été, pour sceller son arrivée chez les Merengues, il affirme : « un rêve se réalise », mettant en avant les origines espagnoles de sa génitrice.
1ère mi-temps
2ème mi-temps

